Parcours commentés des patients atteints de la gale et de L’ulcère de Buruli dans les communautés endémiques des départements du Couffo et de l’Atlantique au Bénin

Thème de recherche​

Epidémiologie des MTN-MC, causes, modes de transmission et facteurs de risque.

Coordination de projet

Épidémiologie des MTN-MC, causes, modes de transmission et facteurs de risque.

Partenaires

Colorado State University, Fort Collins, USA.

Objectif principal

Évaluer quels sont les déterminants socio-économiques, comportementaux, environnementaux et institutionnels des patients atteints de gale et d’ulcère de Buruli dans les départements du Couffo et de l’Atlantique, et comment ces parcours diffèrent-ils de ceux des personnes non affectées dans les mêmes communautés. 

Résumé du projet

L’ulcère de Buruli(UB), causé par Mycobacterium ulcerans, et la gale, due à Sarcoptes scabiei, sont des maladies tropicales négligées (MTN) aux conséquences cutanées sévères. Elles partagent des impacts socio-économiques dévastateurs : stigmatisation, isolement absentéisme scolaire ou professionnel. En 2022, 2 121 cas d’UB ont été déclarés dans le monde, marquant une baisse progressive en Afrique depuis 15 ans. Au Bénin, après un pic de 1 200 cas en 2007, 313 cas ont été recensés en 2023 illustrant cette tendance de régression de la maladie. Cependant, des foyers hyperlocalisés persistent, comme dans la région du l’Atlantique et du Couffo, où on enregistre jusqu’à 30 cas annuels. La gale, quant à elle, affecte 455 millions de personnes/an, avec une prévalence de 10,81 % chez les enfants scolarisés. Cette affection contrairement à l’ulcère de Buruli augmente en incidence chaque année. Ces maladies illustrent les lacunes des systèmes de surveillance et la nécessité de politiques adaptées aux contextes locaux.

Cette étude comble les lacunes des recherches antérieures en décryptant les mécanismes de persistance des maladies dans des contextes géographiques précis. Elle fournit des données pour :

-Optimiser les ressources sanitaires dans les zones endémiques

-Aligner les politiques de lutte sur les réalités locales

-Renforcer l’approche « One Health » de l’OMS

Cette étude cherche à déterminer si cette qPCR actuellement développée peut identifier tous les agents responsables courants de mycétome circulant au Sénégal à travers trois objectifs spécifiques regroupés en Works packages (WP). Le WP1 consistera en une enquête épidémiologique transversale de 12 mois menée dans trois sites stratégiques du Sénégal (Louga, Matam et Thiès) identifiés comme étant les régions les plus endémiques aux mycétomes. La collecte des grains, les extractions d’ADN et la qPCR seront réalisées sur place dans les trois régions, tandis qu’une partie des grains sera envoyée à Rotterdam (Erasmus MC) pour le séquençage des régions ITS et 16S pour une validation des PCR réalisées. Cette collecte assurera une représentation équilibrée des hommes et femmes parmi les participants, reconnaissant que les différences dans les activités professionnelles, l’accès aux soins et les pratiques culturelles peuvent influencer l’exposition au mycétome et le parcours diagnostique selon le genre. 

Des agents de santé communautaires, hommes et femmes, seront aussi formés pour faciliter le recrutement des participants et assurer un suivi culturel approprié. Dans le WP2, nous déterminerons quels 4 5 agents pathogènes ne sont pas ciblés par le système de qPCR actuel et à quelle fréquence nous les trouverons. Si nous les trouvons chez plus de 5% des patients échantillonnés, nous développerons de nouvelles qPCR pour cibler ces espèces et nous les incorporerons dans le système de qPCR actuel afin de l’adapter à notre région endémique. Enfin, dans le WP3, nous comparerons les performances et la capacité des trois laboratoires endémiques participants à mettre en œuvre avec précision ces protocoles de diagnostic nouvellement développés. 

Les communautés locales seront activement impliquées à chaque étape du projet, et des ateliers de retour d’information seront organisés dans chaque communauté pour partager les résultats de l’étude et recueillir des contributions pour améliorer les interventions futures.

Video présentation du projet